merlin

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mercredi 16 octobre 2013

Je m'en vais

ça y est. Les derniers bagages sont empaquetés. Demain, je quitte ma Normandie pour de bon. J'aurai de nouveau accès à internet dès jeudi, si tout se passe comme prévu, et je ne vous abandonnerai donc pas.

Naguère, j'étais souvent venu en Normandie pour y passer des vacances, auprès de mes grand-parents. J''en avais visité quelques sites, et je garde des souvenirs d'enfance de promenade dans la forêt d'Evreux (il m'est même arrivé de m'y perdre !). C'est aussi mon grand-père, qui avait ses lettres, qui m'a mis entre les mains mon premier dictionnaire de mythologie, mon premier La Varende...

La Normandie était donc importante pour moi depuis longtemps, mais jamais je n'y avais véritablement vécu. Je suis heureux que l'occasion m'en ait été donnée. 

Oh, je ne peux pas dire que mes expériences professionnelles dans la région aient été passionnantes, mais je n'ai pas non plus à m'en plaindre. Et puis, j'ai trouvé mieux ailleurs. C'est l'essentiel.

Je ne suis pourtant pas triste de la quitter, ma Normandie. Je sais que je n'en serai pas bien loin, que j'y reviendrai à l'occasion. Pas d'adieux mouillés, voulez-vous. Il n'y a vraiment pas lieu. Je suis au contraire bien content de me lancer dans une carrière qui promet, enfin, quelques perspectives à long terme. Les CDD d'un mois renouvelés à répétition, on s'en lasse.



Ce dont je suis le plus heureux, c'est que cette année passée en Normandie m'a permis de faire la connaissance de Normands fort intéressants, tels que le bon Didier Goux et son irremplaçable épouse, le sage Jacques Etienne et le docte Michel Desgranges. Autant de gens qui j'ai eu plaisir à rencontrer, et que j'aurai plaisir à revoir à l'avenir. Je ne doute pas que ce sera le cas.

Je note que tous sont un peu plus âgés et beaucoup plus cultivés que moi, ce qui m'a rendu leur conversation fascinante, stimulante, et parfois aussi un peu intimidante, il faut l'admettre. Vous commencez à me connaître : j'ai la prétention de maîtriser assez bien mon petit domaine (la littérature médiévale), mais en dehors de cela, j'ai des lacunes qui me font monter le rouge au front lorsque je converse avec un Goux ou un Desgranges.

Mais je n'eusse pas voulu qu'il en fût autrement. Somme toute, les gens qui en savent plus que vous ont plus à vous apprendre.

Pour finir, notez qu'après vous avoir entretenues de la légende de saint Denis, je vous propose de découvrir la bataille de Tolbiac, comme vous ne l'avez jamais lue. Je vous gâte, belles lectrices, vous en conviendrez.

5 commentaires:

  1. Sachez que ces rencontres furent appréciées et que je forme l'espoir qu'elles se renouvellent. Où que vous soyez, vous demeurerez, malgré votre jeune âge, membre honoraire de l'Amicale des Vieux Réacs Normands !

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  2. Dans toute association de vieux réacs, il est nécessaire qu'il y ait au moins un jeune : c'est tout de même pas nous qui allons nous bouger pour aller recharger le seau à glaçons, tout de même !

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  3. Bon déménagement (sans lumbago!) et à très bientôt donc.

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