merlin

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samedi 23 novembre 2013

Promesses non-tenues

Il y a quelque temps de cela, je vous faisais part de mon intention de parler ici de certains livres. Annonce qui n'a pas été suivie d'effet. Je dois m'en expliquer.

Tout d'abord, j'ai trouvé l'ouvrage de Michel Rouche, Les Racines de l'Europe, décevant. La cause en est sans doute l'étendue démesurée du sujet choisi, qui oblige l'auteur à tout survoler. Qui trop embrasse mal étreint.

Servir l'état barbare dans la Gaule franque, de Dumézil, est un ouvrage bien plus recommandable à mes yeux que le précédent, mais je n'y ai rien trouvé qui donnât matière à trousser un billet de blog.

La Varende a été victime de mon incurie. Je n'ai pas d'excuse.

Quant au Châtiment des flèches de Clavel, j'ai toujours l'intention de vous en parler, cet ouvrage ayant été LA bonne surprise du lot.

Mais Mordred de Niogret et les Lames du Cardinal de Pevel ? Ils me sont tombés des mains. Je n'ai pas pu affronter l'ennui émanant de leurs pages. 

Je les avais achetés pour m'offrir une lecture facile et de détente, entre deux lectures sérieuses exigeant toute ma concentration. On m'avait présenté les deux larrons comme de bons représentants de la littérature de genre. Le sujet choisi par Pevel, en particulier, m'attirait. J'ai toujours aimé les Trois Mousquetaires, et le personnage du cardinal de Richelieu est assez fascinant pour que je sois prêt à donner sa chance à un récit de cape et d'épée lui faisant la part belle. Dans un récit de ce type, on peut sans doute pardonner les clichés que Pevel enfile comme les perles d'un collier. Mais le livre est vraiment trop platement écrit. Quand on prétend faire parler des hommes du XVIIe siècle, on soigne la langue, que diantre !

Encore Pevel est-il un honnête faiseur, qui a sans doute fait de son mieux pour divertir son lecteur, et qui m'aurait diverti si j'avais quinze ans. Niogret, boursouflée de prétention, n'a même pas cette excuse, et c'est pourquoi je ne vous en dirai rien.

On dirait bien que je suis devenu un lecteur exigeant. Il y a quelques années de ça, je pouvais lire du roman de gare. Je n'y arrive plus.

3 commentaires:

  1. On sait maintenant que Gérard de Villiers est mort du désespoir d'avoir perdu son lecteur vedette. Y pas de quoi être fier.
    Sinon je vous propose Qui trop embrase mal éteint avec l'avantage d'économiser deux lettres, ce dont les écologistes vous sauront gré. La littérature à faible empreinte carbone c'est un métier d'avenir.

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  2. Lisez les Mémoires du comte de Tilly....

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  3. Ce n'est pas grave du tout. Les promesses n'engagent que ceux qui y croient, comme disait un ancien ministre de l'intérieur.

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