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mardi 24 décembre 2013

N'oublions pas Joseph !

Ce soir et demain, les Chrétiens tourneront leurs pensées vers la crèche de Bethléem. Bien sûr, leurs esprits seront surtout pleins de l'Enfant Jésus, et du plus beau mystère de la foi chrétienne : Dieu s'incarnant pour nous, revêtant notre nature pour nous racheter, et naissant d'une vierge. Les images lumineuses du Christ et de Marie seront celles qui s'imposeront naturellement à nous.

N'oublions pas pour autant Joseph, si vous le voulez bien. Sans lui, la Sainte Famille ne serait pas ce qu'elle est. Il mérite bien une pensée, et c'est pourquoi je vous propose aujourd'hui la lecture d'un article de Paul Payan, sur le développement du culte de saint Joseph à la fin du moyen âge et particulièrement sur le rôle qu'a joué dans ce développement le théologien Jean Gerson, important penseur de la charnière du XIVe et du XVe siècles.

J'en reproduis le début ici pour vous mettre en bouche :

"C’est une scène de famille toute simple : un homme et une femme qui entourent leur petit enfant. Le personnage principal, c’est cet enfant, et juste à côté, sa mère. Le troisième, en retrait, se fait presque oublier, et pourtant c’est lui qui donne à la scène un lien avec la société humaine en brisant l’intimité du couple mère-enfant. Cette image, tout l’Occident médiéval la connaît et l’identifie comme étant celle de la Nativité du Christ, la représentation du mystère de l’Incarnation, le fondement de la théologie chrétienne. Avec l’Annonciation et la Crucifixion, c’est l’une des images les plus diffusées dans le monde chrétien.

La réflexion sur la paternité dans la société du Moyen Âge doit donc nécessairement se confronter à cette image du père terrestre du Christ, saint Joseph. Par sa singulière position, ce personnage pourrait être une clé pour comprendre la conception chrétienne de la paternité, au cœur du mystère de l’Incarnation : voilà un homme qui se comporte comme un père, qui est considéré comme un père, mais qui n’a aucun lien naturel avec son enfant. De plus, ce curieux père se prosterne devant ce fils et s’occupe humblement des tâches ménagères. Dans une société médiévale habituellement présentée comme patriarcale, une telle image suscite l’interrogation,... ou du moins elle le devrait.

On est frappé en effet de constater que saint Joseph est pour l’instant une zone d’ombre de l’historiographie, tout au moins française. Il semble définitivement acquis que Joseph est un vieillard ridicule, un mari trompé et content de l’être, cible de moqueries irrévérencieuses, en contrepoint de la dévotion à la Vierge et à l’Enfant. C’est une opinion constamment reprise depuis sa formulation par Huizinga : « L’intérêt indiscret porté au père nourricier est pour ainsi dire la contrepartie de l’amour et de l’exaltation de Marie. Au fur et à mesure que s’élevait la figure de la Vierge, celle de Joseph tournait à la caricature. Les arts plastiques lui donnaient un type qui approchait de celui du paysan ridicule ».

On retrouve par exemple cette idée chez Louis Réau, et plus récemment encore chez Jean Wirth qui évoque une « ridiculisation de l’institution fondamentale de la parenté humaine – le mariage – en la personne de saint Joseph, du travailleur marié qui gagne de ses mains la subsistance du ménage. Autour de 1400, saint Joseph est devenu le souffre-douleur des artistes et aucun saint n’a été si régulièrement maltraité ». Dernièrement, un article de Louise O. Vasvari sur la célèbre image de Joseph dans son atelier du Retable de Mérode insistait sur l’aspect caricatural du personnage, le type même du mari trompé des fabliaux : attentif à son travail de menuisier, il ignore que la Vierge est en train d’accueillir l’Ange de l’Annonciation.

Il n’est pas question de remettre en cause le bien fondé de ces analyses qui reposent sur quelques images célèbres où Joseph est clairement ridiculisé. Jean Gerson lui-même se plaignait que Joseph soit représenté sous la forme d’un vieillard, malgré quelques exemples où il apparaît in aetate juvenili et que le chancelier aurait rencontré in Almania. Mais il ne consacre que quelques mots à cette constatation, et évacue le problème en citant la fameuse formule d’Horace : Pictoribus atque poetis / Quidlibet audendi semper fuit aequa potestas.

Il faut reconnaître que les exemples d’un Joseph ridiculisé sont assez faciles à trouver parmi les retables ou les enluminures du début du XVe siècle. Il est vieux, fatigué voire endormi, il se chauffe les pieds ou s’occupe de la soupe, se désaltère pendant la Fuite en Égypte. Mais encore faut-il rester prudent, et ne pas confondre modestie et ridicule, effacement et mise à l’écart. Joseph peut aussi avoir une attitude contemplative, soit en retrait soit sur le même plan que la Vierge ; s’il s’occupe de tâches matérielles, cela peut être une façon de mettre en valeur son rôle de père nourricier et protecteur. On comprend que ce problème soit délicat car il met en œuvre un concept très subjectif et dépendant étroitement du contexte culturel. Afin de nous faire une idée de la question, nous avons examiné un corpus-test d’environ 300 images de Joseph provenant plus la plupart de l’enluminure française des années 1370-1450. Or, les cas où Joseph est incontestablement ridicule sont minoritaires – à peine 10 % de notre corpus. On les rencontre essentiellement dans l’art courtois des années 1400-1420. Par la suite, le thème du Joseph contemplatif devient dominant et conduit aux représentations de la Sainte Famille du XVIe siècle. Bien entendu, ceci n’est que le premier résultat d’une recherche en cours, une hypothèse de travail en quelque sorte, mais qui nous incite à aller au-delà de l’idée d’un Joseph ridiculisé et mis à l’écart.

Sa position, par son humilité même, lui confère un rôle essentiel dans l’image : il est, dans la plupart des cas, un spectateur modeste de la scène, et un miroir d’un ou plusieurs personnages. Par conséquent, celui qui regarde l’image peut facilement s’identifier à lui, modeste reflet de Dieu le Père, des rois ou des prêtres, et donc imago au sens médiéval du terme."

Paul Payan, « Pour retrouver un père...La promotion du culte de saint Joseph au temps de Gerson », Cahiers de recherches médiévales [En ligne], 4 | 1997, mis en ligne le 15 janvier 2007, consulté le 24 décembre 2013. URL : http://crm.revues.org/959 ; DOI : 10.4000/crm.959

samedi 21 décembre 2013

Et joyeux Noël !

Chers amis,

Je sais que je n'ai pas été très productif sur ce blog ces derniers jours. J'ai été affairé ailleurs. Et ça ne s'arrangera pas avant janvier, puisque je m'apprêter à retourner dans les Alpes pour y passer Noël en famille. Je ne bloguerai probablement pas beaucoup durant cette période, aussi je vous souhaite d'avance un joyeux Noël.

mardi 10 décembre 2013

Messire Noël

"Une longue et lente gestation, à travers les siècles, finit par agencer et organiser un ensemble d'images et par structurer un scénario emblématique de son identité, clochettes et barbe, hotte et traîneau pour l'essentiel. Mais il y a toujours de la place pour des variantes, toujours de l'espace pour de nouvelles traductions et interprétations poétiques, pour peu qu'elles présentent une analogie avec au moins un des éléments, et qu'elles coïncident avec le noyau central.

Au Moyen Âge, nous avons rencontré saint Nicolas bien sûr, et nous avons rencontré le Chasseur sauvage Hellequin qui sévit sous le nom de roi Hérode. Mais on a mieux : on trouve une première attestation de "Monsieur Noël" au XIIIe siècle chez notre poète arrageois Adam de La Halle [...]. Dans un rondeau qui est une chanson de quête pour Noël, des siècle avant notre Père Noël, apparaît une personnification de Noël : Monseigneur Noël, Mes sires Noueus, est une figure paternelle qui envoie, à l'instar de saint Nicolas, ses "petits enfants", ses "écoliers" quêter à Nohelison pour les pauvres, au temps de Noël."

Karin Ueltschi, Histoire véridique du Père Noël, Imago, 2012.

"Dieu soit dans cette maison,
Bonheur et joie à foison !

Monseigneur Noël
Nous envoie à ses amis,
Aux amoureux,
A tous ceux qui savent vivre,
Pour avoir des sous au temps de Noël.
Dieu soit dans cette maison,
Bonheur et joie à foison !

Monseigneur n'est pas
De ceux qui implorent ;
Aux bonnes maisons
Il nous adresse à sa place,
Nous qui sommes des siens
Et ses petits enfants.
Dieu soit dans cette maison,
Bonheur et joie à foison !"

Adam de La Halle, oeuvres complètes, ed. et trad. par Pierre-Yves Badel, Lettres Gothiques, LGF, 1995.

dimanche 8 décembre 2013

Noël chez George Sand

"Ce que je n'ai pas oublié, c'est la croyance absolue que j'avais à la descente par le tuyau de la cheminée du petit père Noël, bon vieillard à barbe blanche, qui, à l'heure de minuit, devait venir déposer dans mon petit soulier un cadeau que j'y trouverait à mon réveil. Minuit ! Cette heure fantastique que les enfants ne connaissent pas, et qu'on leur montre comme le terme impossible de leur veillée !

Quels efforts incroyables je faisais pour ne pas m'endormir avant l'arrivée du petit vieux ! J'avais à la fois grande envie et grand-peur de le voir : mais jamais je ne pouvais me tenir éveillée jusque là, et le lendemain, mon premier regard était pour mon soulier, au bord de l'âtre.

Quelle émotion me causait l'enveloppe de papier blanc, car le père Noël était d'une propreté extrême. [...] Ce n'était jamais un don bien magnifique, car nous n'étions pas riches. C'était un petit gâteau, une orange, ou simplement une belle pomme rouge. Mais cela me semblait si précieux que j'osais à peine le manger. [...]

Je me rappelle fort bien la première année où le doute m'est venu sur l'existence réelle du père Noël. J'avais cinq ou six ans, et il me sembla que ce devait être ma mère qui mettait le gâteau dans mon soulier. Aussi me parut-il moins bon et moins beau que les autres fois, et j'éprouvais une sorte de regret de ne plus pouvoir croire au petit homme à barbe blanche."

George Sand, Histoire de ma vie, 1855.

vendredi 6 décembre 2013

Un personnage injustement calomnié !

"On a dit beaucoup de choses désobligeantes sur le Père Noël, oubliant qu'il fait partie de ceux qui nous ont appris à rêver et à pressentir naïvement, c'est à dire spontanément, l'infini avec ses terrifiantes beautés : l'enfant atteint le sacré par le biais du merveilleux. On a dit beaucoup de charmantes ou agaçantes mièvreries, d'inexactitudes aussi à son sujet, ignorant manifestement la longue chaîne et les ramifications de l'antique lignage qui nous l'a transmis, tant il est vrai que presque toutes les histoires commencent par être une histoire de famille !

On a en particulier confondu son aimable et opulente figure avec de cyniques intentions commerciales qui ont tendance à envahir notre univers de décembre, mais le Père Noël n'y est pour rien. Bien sûr, les marchands ont joué leur rôle dans sa popularité devenue cosmique, mais ils ont simplement exploité la surface de sa personne, et aussi toute sa prodigalité, ce qui est après tout leur métier.

Mais non, le Père Noël n'est pas une invention des marchands du temple. Le Père Noël est une manifestation vénérable d'une très ancienne histoire, il en est une incarnation au même titre que son célèbre double ou parent, saint Nicolas, dont il partage en effet bien des traits ; outre leur parenté, ils sont certainement liés par une sympathie originelle qui a permis et accentué une contamination profonde et réciproque. 

On a parfois posé leur parenté en terme de filiation directe - le Père Noël "descendrait" de saint Nicolas - d'ailleurs pour en contester aussitôt le bien-fondé. A notre sens, la question se pose en des termes tout autres. Ce qui importe, ce n'est pas tant la filiation que le "cousinage", c'est-à-dire, en termes de sémiologie, les jeux de contamination analogiques : nous sommes dans l'immense domaine de la poésie, du langage et du mythe, nous nous trouvons sur le continent du sacré qui ne s'appréhende ni ne se dit qu'à travers des chiffres nécessitant des clefs, à travers des représentations, des images, à travers des comparaisons, donc.

Prétendre remonter aux origines d'une grande figure ancestrale est à peu près aussi illusoire et vain que, pour le philologue, l'obstination à pourchasser le manuscrit O, l'archétype d'un ancien texte : le premier manuscrit parlant du Graal par exemple, ou le premier Roland qui nous livrerait du même coup l'identité de l'auteur."

Histoire véridique du Père Noël, Karin Ueltschi, Editions Imago, 2012.

Profitons aussi de ce beau jour pour souhaiter une bonne fête à Nicolas Jégou, inlassable blogueur de gouvernement dont le dévouement doit être salué. Il n'est pas difficile de chanter les louanges d'un grand homme : tout Achille trouve son Homère. Chanter les louanges d'un homme normal demande déjà plus d'adresse. Mais faire, semaine après semaine, le panégyrique d'une fraise des bois, alors même que tous les autres l'abandonnent, et qu'en son for intérieur on n'est pas dupe de ses supposées qualités ? Voilà qui réclame une loyauté sans faille et un talent certain ! Tant de fidélité recommande M. Jégou à l'admiration des gens de bien : il est le La Rochejaquelein de notre temps !

Continuez, Nicolas ! Ne baissez pas les bras ! Nous vous aimons, et nous avons besoin de vous !

jeudi 5 décembre 2013

Le roman de Baïbars

Ce qu'on appelle le Roman de Baïbars est une vaste composition populaire, un cycle de récits dont les origines se perdent dans les brumes du temps, et narrant l'histoire mythifiée de Baïbars, mamelouk qui devint sultan d'Egypte au XIIIe siècle. 

Ces récits circulaient (encore au XXe siècle) dans le monde arabe de manière semi-orale : il en existait plusieurs rédactions présentant entre elles d'importantes variantes, mais leur diffusion se faisait surtout par l'intermédiaire de conteurs publics, les Mohaddisîn, littéralement "rapporteurs de traditions", qui les lisaient ou les récitaient devant un auditoire.

Le roman est marqué du sceau de ses origines populaires : c'est un récit fleuve, à la manière de nos feuilletons imprimés d'autrefois, dont les rédacteurs n'avaient rien des gendelettres tels que nous les concevons, mais tout de conteurs habiles qui savent captiver un public, le maintenir en haleine, et ménager leurs effets pour le pousser à revenir, le lendemain, entendre la suite. Ils ont plus de verve que d'art, mais une vie luxuriante semble jaillir de leurs pages.

(En somme, je crois que ces Mohaddisîn devaient ressembler un peu à nos jongleurs, toutes proportions gardées. Cependant, le Roman de Baïbars, bien qu'il possèdât incontestablement un caractère héroïque, n'était pas un poème, et ses récitants, contrairement à nos chanteurs de geste, ne déclamaient pas ni ne s'accompagnaient d'instruments.)

Les éditions Babel ont entrepris de traduire et de publier l'ensemble de cette vaste composition. A l'heure actuelle, une dizaine de volumes sont sortis, dont je n'ai lu que le premier : Les Enfances de Baïbars, traduit et annoté par Georges Bohas et Jean-Patrick Guillaume. Et j'en resterai provisoirement là  : d'autres lectures réclament mon attention.

Le récit contraste avec d'autres oeuvres épiques du monde arabe, telles que l'Antar, par son cadre urbain, extrêmement prosaïque et réaliste. Baïbars hante les palais et les mosquées, converse avec les vizirs et les hauts dignitaires, mais fréquente aussi  les marchands des souks et les vauriens des bas quartiers, fraye avec les syndics de différentes corporations, dont il apprend différentes techniques. Un membre de la secte des Assassins lui enseigne par exemple à escalader des murailles ou à les percer, pour s'introduire dans une forteresse. Par bien des aspects, l'oeuvre tient du roman du cape et d'épée, voire du roman picaresque. Le ton se fait parfois héroï-comique, et les traits d'humour abondent.

Le roman prête au mamelouk des aventures fabuleuses, empreintes de merveilleux. Au début du récit, ce n'est qu'un esclave qui semble n'avoir guère de chances de devenir un jour sultan, mais il s'avère bien vite qu'il est prédestiné. C'est là qu'intervient l'élément religieux du récit, qui n'est pas sans grandeur ni sans beauté. Le sublime de la Nuit du Destin, qui marque la fin du Ramadan et au cours de laquelle le divin se manifeste, contraste heureusement avec les trivialités auxquelles notre héros se trouve mêlé par ailleurs. 

Baïbars n'est pas un ambitieux, mais l'élu d'Allah et son vertueux serviteur, appelé à régénérer l'Egypte et à en ôter la corruption qui la ronge. Il ne s'efforce même pas vraiment d'accomplir la destinée à lui promis : il se contente de l'accepter avec un fatalisme paisible, et de s'y préparer en acquérant toutes les compétences (notamment martiales, mais pas uniquement) qui lui seront nécessaires. 

En attendant de monter sur le trône, il se fait champion de la justice, protecteur des opprimés, destructeur des brigands mais surtout des infâmes chrétiens qui, infiltrés dans toute la société, y ourdissent le mal. 

Du reste, il possède toutes les vertus du héros épique traditionnel :  un courage indomptable, une piété peu théologique mais robuste, qui se manifeste par le dévouement aux descendants du prophète et le zèle à combattre les ennemis de l'Islam, le sens de l'honneur, une indéfectible loyauté, la magnanimité d'un grand seigneur et une inentamable fidélité en amitié.

A ce héros, il faut un adversaire capable de lui donner du fil à retordre. Mais qui opposer à un preux qui possède, au plus haut degré, la force, le courage et l'habileté aux armes ? Un texte plus franchement épique opposerait un titan à ce titan, un Ferragus à ce Roland, un Hector à cet Achille. Mais le Roman de Baïbars n'est pas tout-à-fait une épopée, et notre mamelouk trouvera sa Némésis, non pas en quelque valeureux champion, mais en un maître fourbe, un intrigant rusé : le prêtre chrétien Jaouane.

Laissons M. Guillaume nous brosser le portrait de ce félon :

"[L]es émirs mamelouks, dans toute la première partie du Roman, sont manipulés par le principal ennemi de l'Islam, le "prêtre maudit", Jaouane, qui a réussi à s'infiltrer jusque dans le conseil du roi, où il occupe la position de grand cadi. C'est lui qui, profitant de leur aveuglement et de leur bêtise, les entraîne dans mille complots contre Baïbars, quitte à les abandonner allègrement lorsque ceux-ci échouent.

Du reste, l'armée n'est pas le seul corps de l'Etat infiltré par ce diabolique conspirateur ; son influence s'étend à toute la société, depuis les éboueurs du Caire jusqu'au conseil du roi, semant partout le désordre et la corruption. Il est le cerveau qui, dans l'ombre, coordonne toutes les attaques contre les héros du Roman, et notamment contre Baïbars  en qui il a reconnu le restaurateur de la puissance de l'Islam annoncé par le Livre de prophétie des Grecs."

Un héros valeureux, un méchant diabolique, des aventures, de nobles exploits et de grandes amitiés, un zeste de trahison et d'intrigue, une pointe d'humour, et la présence en arrière-plan de la volonté divine, qui élève ce drame jusqu'aux hautes dimensions du Destin : tous les ingrédients sont réunis pour une palpitante histoire !