merlin

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jeudi 12 mars 2015

Au revoir, cher poète !

Il est temps de dire au revoir à Stace. Comme vous l'avez sans doute compris, sa lecture m'a charmé, et je ne le trouve pas indigne de la place honorable que lui accorde Dante parmi les grands hommes de l'Antiquité. Il y aurait encore bien des choses à en dire, et j'avais d'ailleurs quelques autres idées de billets, mais je craindrais de lasser, et moi-même j'ai bien envie de passer à autre chose. Quittons-le pour l'instant, et peut-être lui rendrons-nous de nouveau visite une autre fois.

Je lui laisse le dernier mot :

"Mais vivras-tu longtemps encore, ô Thébaïde ?
Survivant à ton maître, auras-tu des lecteurs
Toi qui pendant douze ans m'a coûté tant de veilles ?
Ton renom, il est vrai, t'ouvre dès aujourd'hui
Une route facile et déjà te désigne
Aux âges à venir en ton printemps nouveau.
Déjà le grand César a daigné te connaître ;
Les fils de l'Italie avec un cœur ardent
      Déjà t'apprennent, te récitent.
Vis donc, c'est là mon voeu, mais ne vas pas jouter
      Avec la divine Enéïde.
Toujours suis-la de loin en adorant ses pas.
Et si l'Envie encor te porte quelque ombrage
Elle en mourra bientôt ; quand je ne serai plus,
Les hommes te rendront l'hommage qui t'est dû."